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15 juillet 2013 1 15 /07 /juillet /2013 13:00

Lecture aléatoire et non-philosophique de l'Ethique

 

Je dis expressément que l'Esprit n'a ni de lui-même, ni de son propre Corps, ni des corps extérieurs une connaissance adéquate, mais seulement une connaissance confuse et mutilée, chaque fois qu'il perçoit les choses à partir de l'ordre commun de la nature, c'est à dire chaque fois qu'il est déterminé du dehors, à savoir par la rencontre fortuite des choses, à contempler ceci ou cela, et non déterminé du dedans, à savoir de ce qu'il contemple plusieurs choses à la fois, à comprendre en quoi ces choses se conviennent, diffèrent ou s'opposent ; chaque fois en effet que c'est du dedans qu'il se trouve disposé de telle ou telle manière, alors il contemple les choses de manière claire et distincte, comme je le montrerai plus bas.

    (Ethique II Prop XIX Scolie Trad Bernard Pautrat)

Un été avec Spinoza #3

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commeunratfaitsonterrier - dans Un été avec Spinoza
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Philippe Aigrain 15/07/2013 14:30

Voilà un exercice savoureusement "sacrilège" puisque Spinoza écrivait dans le Traité de l'amendement de l'intellect (46) : "Si d'aventure quelqu'un demande pourquoi j'ai, quant à moi, d'emblée et avant toute chose, montré les vérités de la Nature dans cet ordre-là [...], je lui réponds, et cela vaut en même temps avertissement, de ne pas allier, à cause des paradoxes qui d'aventure se présenteraient ici ou là vouloir les rejeter comme faux, mais de daigner d'abord considérer l'ordre en lequel nous les prouvons, et alors il en sortira certain que c'est bien le vrai que nous avons atteint, et voilà pourquoi j'ai posé ces prémisses." Ed. Allia bilingue, trad. Bernard Pautrat également.